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Natalia Popova (b.1988) lives and works at St. Paul, France and Moscow. Her works have been displayed on exhibitions and galleries in France, Switzerland and Russia since 2015. Popova creates large sized wall sculptures for private collections and public spaces, as a side project she also creates small sculptures and jewelry from recycled plastics. Her work in art was preceded by a background in interior design and architecture. Before art practice she has got MA in economics. Also, she has mastered in meditations and professional yoga teaching, that profoundly influence her creative work.  Full CV.

Rethinking the living

L'une des questions les plus passionnantes de notre culture est la différence et la similitude entre le vivant et le non-vivant. D'une part, la biotechnologie introduit l’artificiel dans le vivant, et d'autre part, de plus en plus de gens employés dans l'économie perdent leur sens de la vitalité et se sentent comme un centre d'information et de calcul. Il y a une diffusion mutuelle entre le technique et le naturel. C’est pourquoi la question ontologique déterminant le vivant n’est pas si importante par rapport  aux questions épistémologiques: comment nous découvrons le vivant, comment nous vivons la connaissance. Ici, l'art est capable de créer de nouvelles optiques. Les œuvres de Natalia Popova sont concentrées thématiquement autour des moyens de perception qui permettent à l’individu de ressentir les processus vitaux.

Les travaux volumétriques et texturaux illustrent les phases de formation des tissus naturels. Le processus insaisissable de croissance ou de destruction des formes naturelles est saisi. Natalia les crée à partir de la matière plastique qui est l'antipode du matériau naturel. Cependant, la structure des sculptures ressemble bien à un tissu organique. C'est une métaphore d'un paradoxe: le sentiment du vivant ne dépend pas de la matière. Alors l’étude de ce qui donne cette sensation est mise en œuvre. La similitude de la matière plastique avec les matériaux naturels est obtenue par ce que lors de la création d'œuvres les masses plastiques sont exposées à des influences intenses similaires à celles naturelles: interactions avec le feu, l'eau, le vent. La création d’une sculpture ressemble à la germination de la substance dans l'espace. Par conséquent, on voit apparaître de nouvelles couches qui sont empilées l’une sur l’autre. Les structures qui émergent des polymères sont subordonnées non pas à l'intention de l'artiste, mais à de mystérieux processus stochastiques de transformation.

Cette technique confond le spectateur, car le processus habituel de reconnaissance et de classification devient difficile. Normalement, on perçoit l'art visuel par la vue. Mais ici, la vision devient moins importante, car les sculptures capturent non pas des formes produites, mais des processus invisibles. Le spectateur doit développer une manière différente d'interagir avec l’ œuvre : pas la vue, mais l'expérience de fantômes de sensations sensorielles et intéroceptives. Plongeant dans la perception de la sculpture, l'attention du spectateur se porte sur le sentiment des processus vitaux internes. Dans le meilleur cas, cela introduit un mode de perception inhabituel, une sorte de danse méditative. C'est la voie de la cognition que l'artiste communique.

Dans ce contexte, la forme spécifique représentée par la sculpture n'a pas d'importance. Dans un certain sens, chaque œuvre se concentre sur la même chose. Chaque sculpture est une seule et même sculpture: l'incarnation de la perception intérieure des processus vitaux.

La technique dans laquelle les peintures sont produites mérite d'être mentionnée. Les matières brutes utilisées pour la création des œuvres ne sont pas typiques: il s'agit des différents types de polymères, des éléments de vieilles choses en silicone et, parfois, des matériaux de construction. Pour la création de certaines œuvres, Natalya choisit même le plastique qui, avant son réutilisation, pourrait  être qualifié  de déchet. La technique de création d'œuvres est un domaine d'expérimentation, les matériaux sont soumis à des influences thermiques, chimiques et mécaniques dont le résultat est parfois imprévisible. Dans un certain sens, l'œuvre ressemble aux expériences des alchimistes. Puisque Natalia est autodidacte, sa technique est absolument celle de l'auteur. On peut sentir ici l'influence de l'artisanat folklorique de la ferme ukrainienne, où Natalia a passé beaucoup de temps quand elle était enfant. La technique et la méthode de Natalia Popova sont plus proches à l'avant-garde italienne du milieu du XXe siècle, par exemple, l'artiste Alberto Burri a utilisé une approche similaire pour créer ses œuvres.

En parlant de réalisation artistique, Popova a créé des œuvres profondes, convaincantes et distinctives qui défient les normes établies et offrent une nouvelle manière authentique d'expérience esthétique.

CREDO

La couleur de l'écorce d'eucalyptus, la douceur de la mousse et la froideur du sol. La vérité y respire. Elle est silencieuse et invisible. Elle ne fait que respirer et, avec son souffle, élève la sève le long des troncs des jeunes arbres et frotte les feuilles tombées en poussière. Je froisse et déforme la matière pour toucher ce souffle. Quand cela paraît à travers les peintures, je peux le sentir par mes pieds, mais je ne sais pas comment cela est arrivé.

Chaque sculpture comprend quatre composants: la matière, la lumière, l'espace et le corps. La matière est à la fois une opportunité et une limitation. La matière est la base qui permet à l'être de se manifester. En même temps, la matière limite et cache l'être, cache par sa structure, comme la terre cache ses sucs. La lumière brille à travers la matière. La lumière la rend manifeste. La lumière n'est réfléchie que par la surface. La surface, c’est une invitation aux profondeurs. L'espace est l'endroit où se trouve la sculpture. Mais la sculpture est là où se trouve l'espace. Le corps, c’est un lieu de rencontre et de solution du paradoxe. Le corps éprouve «ici» dans cet espace, et saisit «maintenant» dans cette lumière.

Les sculptures elles-mêmes ne sont pas précieuses en elles-mêmes. Les sculptures sont le berceau dans lequel surgit l'être de la matière. Qu'est-ce que cela signifie pour la peinture d'être soi-même? Fleurir dans les rayons du soleil ou des lampes électriques. Qu'est-ce que cela signifie pour une masse plastique d'être soi-même? Se transformer en devenant flexible ou rigide. Qu'est-ce que cela signifie pour une pierre d'être soi-même? Peser sur le sol et extrayer l'eau de dessous. Qu'est-ce que cela signifie pour une peinture d'être soi-même? Germer dans l'espace où elle est, et se faire sentir.

Dans les profondeurs géologiques, les restes d'organismes depuis des millions d'années se transforment en pétrole, et à la surface de la peau, des millions de bactéries naissent et meurent à chaque instant. Nous ne le voyons pas, mais nous sentons les profondeurs du sol avec notre passé et l'odeur de la peau avec notre présent. Je m'intéresse au phénomène de l'invisible et à la question de savoir comment le ressentir ? Je cultive mes œuvres pour que le spectateur puisse y trouver la réponse à cette question.

 

Compiègne sacred Art Festival

6th - 12 December, 2021

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Sample Image The Compiègne festival of Sacred Art is one of the prominent cultural and artistic events to take place in the Paris vicinity. It opens its doors to you in welcome ... Read more about the festival

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